Oldiblog

Fermer
Oldicaces >>
  Créer son blog KaZeo     Rap et RnB     Communauté Ados     Créer un blog gratuit Dimanche 22 novembre 2009   Ste Cécile  
Virtuel
   
 A propos de moi
 Mon pseudo : amimal virtel
 Me contacter
 En savoir plus sur moi
 
 Mes rubriques
 Articles
 Comment jouer ?
 Votre maisson
 Les dollz
 Occuper vous d un lapin
 Occuper vous dun cheval
 Carte pour votre cheval
 Occupo vous d un chien
 Accoper vous d un chats
 Occuper vous d un hamster
 Adopper un chien ou un chats
 Occuper vous d un bebe
 Occuper vous d un dauphin
 Occuper vous d une stars
 Occuper vus d un licorne
 Occcuper vous d un orge
 Occuper vous d un village
 Ocuper vous d un chichila
 Occuper vous d un coala
 Occuper vous d un tigre
 Occuper vous des poisson
 Occupoer vous de groovy chiek
 Neopet
 Occuper vous d un ras
 Les jeu
 Occuper vous d un orque
 Occuper vous d un nounours
 Occuper vous dun oiseau
 Le comte
 Comte 2 pour chat
 Comte 4 pour cheval
 Comte 3 pour hamster
 Occuper vous d un animal
 Comte 5 pour lapin
 Comte 6 pour les dollz
 Vous et moi
 Nous les fille
 Occuper vous d une fee
 Nintendogs le jeux
 Toon-life
 Mon club
 
 Mes services
 Météo
 Horoscope
 Convertisseur de devises
 Cartes routières
 Oldipotins
 Actualités
 Sorties cinéma
 
 Choix du design
 
 
 Parrainage
Titre de votre futur blog :
 
 
 Sommaire des articles de cette rubrique
   
 Un peut de tous 2 (le 11/10/2005 à 20h57)

Un conte chinois

 

 

 

En des temps reculés, lors que l'humanité n'était qu'un rêve, vivait un vieux Sage.

Son savoir était tel que nul ne pouvait rivaliser avec lui.

Il avait deux jeunes femmes attachées à son service, l'une d'essence divine se prénomait Arwinnia, l'autre tirant ces origines des abysses s'appelait Soliina.

Toutes deux avaient une beauté capable de ravir le coeur de tous les hommes.

Mais Arwinnia était plus connue pour sa vivacité d'esprit que sa beauté, tandis que Soliina pour sa tenacité.

 

Sentant son heure proche et le besoin d'indépendance de ces élèves, le Sage décida de poser une derniere épreuvre à ces deux disciples.

 

C'est ainsi qu'il les réunit et tint se discours :

 

- Mes enfants, vous n'avez servit fidèlement depuis bien des années.

Il est temps maintenant de vous rendre votre liberté.

Mais j'ai en ma posession un objet donc je voudrais faire un lègue, avant votre départ. Malheureusement cet objet est unique et ne peut être partagé.

Je vous remets ces deux verres, la première qui remplira le verre de la rosée du matin et me le rapportera, recevra le Glaive de Lumière.


Chacune repartit donc avec leur verre.

Soliina consciencieuse et opiniatre se leva tôt le matin alla recuillir la rosée goutte à goutte sur les feuilles des arbres et des fleurs.

Mais le Soleil fit évaporer la rosée bien avant qu'elle eu le temps de remplir son verre.

 

Que cela ne tienne ! Elle le refera demain, après-demain... ainsi de suite jusqu'à remplir

complétement le verre.

 

 

Arwinnia de son coté, chercha un linge propre, alla l'étendre le soir sur une surface plane en extérieur et en ayant pris le soin de bien fixer l'étoffe pour qu'il ne s'envole point au premier coup de vent.

En une matinée, elle parvint à remplir son verre et alla l'offrir au Sage qui lui fit don du Glaive.

Aussitôt qu'elle le reçu, elle tira la lame de son fourreau, le brandit dans les airs. De la lame jaillit une lumière aveuglante et puis Arwinnia se mit à s'élever dans les cieux. Arwinnia pouvait maintenant se rendre de lieu en lieu à une vitesse extraordinaire.

 

Bien, bien plus tard, Soliina revint trouver le Sage avec son verre qu'elle avait eu tant de

mal à remplir.

 

Quel fut sa déception d'apprendre que le prix a déjà été remporté.

Elle pleura toutes les larmes de son corps.

Le Sage touchait par la détresse et les efforts de son élève, lui dis ceci pour la consoler :

- Je ne peux malheureusement t'offrir le Glaive que tu désires, car il appartient maintenant à Arwinnia.

Mais je peux t'offrir le moyen de t'approprier ce Glaive.

Voici cette hache de lancer qui a la propriété de revenir à son lanceur.

Il te suffit maintenant de retrouver Arwinnia, lorsque tu la verras brandir son glaive, ferme les yeux pour ne pas être aveugler par la lumière et lance la hache dans sa direction....

 

Ainsi armée Soliina, parcours le monde à la recherche d'Arwinnia, à chaque fois elle voit

un trait de lumière zébré le ciel, elle ferme les yeux et lance sa hache qui gronde en fendant l'espace.

Mais à chaque fois elle rate Arwinnia et sa hache lui reviens dans les mains. Et inlassablement elle reprends sa quête.

 

C'est pour cela que depuis la nuit des temps, l'éclair précède toujours le tonnerre. Car l'orage est le champs de bataille de nos deux héroines.

 

Le lac des damnés
Région : Normandie
On raconte qu'il y a bien longtemps existait près de Flers un couvent où les moines étaient renommés pour leur bonté et leur piété. Ils ne rataient jamais une prière ou une louange à Dieu. Hors, les années passant, le petit monastère s'enrichit de plus en plus et avec l'argent disparut la piété. Les moines ne pensaient plus qu'à s'empiffrer et allèrent même jusqu'à détrousser les pauvres paysans ou les inconscients voyageurs qui osaient s'aventurer sur leurs terres… Et ne parlons même pas du sort qu'ils réservaient aux jeunes jouvencelles qui osaient s'approcher du couvent ! Elles y perdaient souvent leur honneur par les vilaines facéties des moines sans scrupules. Une nuit de Noël, les moines étaient à fêter la naissance du Sauveur à leur façon. Ils mangeaient, échangeaient pâtés et pain blanc, tartes et gigots, bières et vins… Lorsque tout à coup, ils entendirent sonner les cloches pour la prière. Hors tous les moines étaient rassemblés en la salle à manger et de toute façon, les cloches n'avaient plus sonner depuis belle lurette ! D'abord effrayés par ce son les rappelant à l'ordre, ils l'oublièrent bien vite et se précipitèrent à nouveau sur les mets délicieux. Les cloches se mirent à sonner de plus en plus fort. Un des moins blasphéma alors quelque chose et au moment même un éclair foudroyant tomba sur le monastère ! Le lendemain, quelques paysans qui avaient entendu un énorme fracas durant la nuit, se rendirent sur les lieux où normalement ils auraient du trouver la bâtisse des religieux. Mais en lieu et place du couvent s'étendait maintenant un lac aux eaux noires et silencieuses. Les gens du pays racontent souvent que la nuit de Noël, si l'on tend l'oreille du côté du Lac des Maudits, on entend le son des cloches rappelant la malédiction !

Le dragon de feu
Région : Alsace

Un jour un grand-père appela son petit-fils et lui raconta l'histoire suivante : " Petit-fils, écoutes-moi. J'ai eu la chance une nuit d'apercevoir une chose merveilleuse. J'avais été réveillé par une envie soudaine de manger quelque chose et était descendu à la cuisine. Après avoir grignoté quelques biscuits, je me mis à lire un journal posé sur la table. Il devait être près de deux heures du matin et je me sentais complètement éveillé. Je n'avais même pas songé à allumer une lampe pour éclairer la petite pièce et trouvais d'ailleurs que la lumière de la lune éclairait bien assez… Trop bien me dis-je et je me levais pour me diriger vers la fenêtre afin de contempler Madame la Lune. Ma surprise fut grande lorsque ce que je vis dans le ciel et qui brillait d'une lumière étincelante, n'était pas la lune mais un dragon de feu ! Grand comme un tronc d'arbre, la créature semblait aller de grenier en grenier dans les maisons voisines… Soudain, le dragon se dirigea vers notre maison. Pris de peur, je me jetai au sol. Je fus très étonné de ne point entendre un vacarme étourdissant. Au contraire, le bruit était timide. Mais j'entendis ! J'entendis des pattes lourdes et prudentes déplacer des choses dans notre grenier… Par la fenêtre, je vis le dragon repartir mais c'était pour revenir tout aussi vite. Il recommença ses allées venues plusieurs fois avant de s'en aller pour de bon. A l'aube, je gravis l'escalier menant au grenier et, ouvrant la trappe, je ne vis rien de particulier à première vue. Je me mis à fouiller le grenier de fond en comble, mais rien ! Aucune trace de l'étrange visite nocturne. Absolument aucune. Petit-fils, si je te raconte cette histoire, c'est que quelques jours après cet incident incroyable, je le racontais à ma propre grand-mère qui m'apprit ceci : le dragon de feu est bien connu en Alsace, il cache dans les greniers des trésors fabuleux qui ne peuvent être découverts qu'après deux générations ! Petit-fils, je crois que le moment est venu… " Bien sûr, bien sûr, tout ceci n'est que légende, me direz-vous… Mais comment expliquer que le petit-fils en question, aujourd'hui un homme mûr, est à la tête d'une fortune colossale ? Les mauvaises langues prétendent qu'il aurait trempé dans de sales affaires qui auraient fait sa fortune. Mais lorsqu'on le voit, en pleine nuit, au milieu de sa pelouse, contemplant le ciel en souriant d'un air satisfait, on ne peut croire que cet homme fut ou soit mauvais. Et son regard d'enfant, le lance-t-il vers son grand-père tant aimé et aujourd'hui disparu ou vers ce point lumineux, qui semble se déplacer et qui ressemble étrangement à… un dragon !

La Bête du Gévaudan
Région : Auvergne

Ecoutez cette histoire terrifiante bonnes gens ! Ecoutez donc vous qui ne craignez pas de vous aventurer de nuit dans les sombres forêts. Peut-être changerez-vous d'avis après avoir entendu la terrible histoire de la Bête du Gevaudan !


On raconte que dans le Haut Gévaudan, territoire perdu entre l'Auvergne et le Languedoc, à la fin du 18ème siècle, une jeune bergère rentrait son troupeau lorsqu'elle vit d'un coup se jeter sur une de ses bêtes un monstre hideux qui d'un seul coup de patte arracha la vie au pauvre bétail. La bergère, affolée, couru jusqu'à son village pour avertir les gens du pays. Très vite, les hommes se rassemblèrent et se mirent en chasse. Mais ils revinrent sans avoir pu tué la bête, à peine avaient-ils découvert quelque trace de griffes impressionnantes…


Pendant trois années, les hommes cherchèrent son refuge, aidés par des hommes du Roi. Mais rien n'y fit. La bête demeurait invisible et seules les traces de ses carnages répétitifs qui faisaient preuve d'une soif de sang insurmontable témoignaient de son existence réelle.
La rumeur s'amplifiait et, pour sûr, la bête de Gévaudan devait avoir quelque chose de diabolique !
Les gens étaient terrifiés et on racontait que la bête s'en était pris à de jeunes enfants et des femmes. Rumeur amplifiée, légende naissante ? Qui sait…


Hors, un jour, le premier arquebusier du roi qui traversait la région vit soudain surgir devant lui un loup d'une taille impressionnante. Ne perdant pas son courage devant la bête, le soldat a un coup de fusil en pleine tête du monstre et celui-ci s'écroula à ses pieds. C'en était fait de la bête de Gévaudan ! Le Roi félicita son soldat et ordonna de ne plus l'importuner avec ces niaiseries.
Mais le loup tué par l'arquebusier, les cruautés ne cessèrent pas ! La Bête était donc toujours vivante !


Alors qu'il était entrain de prier, un homme qui répondait au nom de Jean Chastel, vit surgir devant lui une créature immonde qui poussait des cris si monstrueux que l'homme était convaincu que c'était le Malin en personne qui se dressait, dans toute sa laideur, devant lui. Malgré sa terreur, l'homme parvint à se saisir de son fusil et tira. Le monstre s'écroulât et on envoya la dépouille au roi, qui vexé, la fit disparaître et " étouffa " l'affaire.


Mais la rumeur veut que la bête fut réellement de nature démoniaque. Certains racontent encore aujourd'hui que la bête du Gévaudan n'était rien d'autre qu'un homme maudit. Un homme-loup, un Loup-Garou ! Et que la malédiction coure encore…

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer | Permalien ]
 Une peut de tous (le 11/10/2005 à 20h55)
Légendes, superstitions, rites, croyances, curiosités
Cette rubrique vous plonge au coeur des légendes, superstitions, croyances populaires, rites singuliers, faits insolites et mystérieux, qui émaillent l'Histoire de France. Un voyage pittoresque et passionnant au coeur de notre passé.
magazine d'histoire, chroniques anciennes, la France d'antan, périodiques du passé
de la rubrique
Légendes
CLIQUEZ ICI

USAGES ET SUPERSTITIONS DANS LES VOSGES
(D'après un article paru en 1866)

Quelqu'un vient-il à mourir à Saulxures, à Rochesson, à Raon-aux-Bois et dans quelques autres communes voisines, on s 'empresse de changer le lit du mort, et l'on emporte la paille sur un grand chemin pour y être brûlée. On remarque avec la plus vive anxiété de quel côté va la fumée de ce feu ; celui vers lequel elle se dirige doit mourir le premier. Dans quelques villages de l'arrondissement de Remiremont, lorsqu'un enfant meurt, on invite ses petits camarades à le veiller et, à minuit, on leur sert un riz au lait. Un malade n'y meurt qu'avec un cierge allumé qu'on lui a mis dans la main ; on lui ferme ensuite la bouche et les yeux ; sans cette précaution, quelqu'un des assistants ou de ses parents ne tarderait pas à le suivre.

Une femme enceinte qui servirait de marraine, en certains endroits, mourrait dans l'année et son filleul également. Un chien perdu qui aboie près d'une maison présage la mort d'une des personnes qui l'habitent. Il en est de même des cris d'une chouette sur une maison. On interprète différemment, selon les lieux, le bruit que font les meubles en se disjoignant. Ici ce bruit annonce qu'une âme en souffrance dans le purgatoire demande une prière ; là, il présage la mort prochaine d'une personne de la maison. Il est du plus fâcheux augure, dans une foule de localités, que la cloche de l'horloge vienne à sonner pendant l'élévation. On croit qu'il y aura bientôt un mort dans le village. Dans un grand nombre on dit encore, lorsque la Noël tombe le vendredi, que le cimetière en aura sa part ; ce qui signifie que l'autorisation de faire gras un tel jour doit amener une grande mortalité pendant l'année.

Quand un chef de famille décède, on est dans l'usage, dans presque toute la contrée, de suspendre aux ruches une étoffe noire ; les abeilles, sans cela, partiraient dans les neuf jours. Dans quelques endroits, on leur met aussi un morceau d'étoffe de couleur, un jour de mariage, pour leur faire partager la joie.

Une jeune fille désire-t-elle connaître l'époux qui lui est destiné ? Il faut qu'une de ses amies glisse, tout à fait à son insu, dans son sac à ouvrage et le jour de la Saint André, une pomme de l'année. La jeune fille la doit manger en se couchant et en ayant soin de dire avant de dormir : « Saint André, faites-moi voir celui qui m'est réservé ! » et le jeune homme lui apparaît dans un songe. La jeune fille qui se marie avant ses soeurs aînées, leur doit donner à chacune une chèvre et un mouton le jour de son mariage ; déroger à cette coutume serait s'attirer de grands malheurs. Celle qui envoie un chat à son amant, lui donne congé.

Quand un mariage a lieu, celui des deux époux qui, après avoir reçu la bénédiction nuptiale, se lèvera le premier, sera le maître dans la maison. Il est rare que la mariée se laisse prévenir. La jeune fille qui a mis la première épingle à la fiancée doit elle-même se marier dans l'année ; il n'en est pas ainsi de celle qui marche sur la queue d'un chat. L'épingle que les jeunes filles jettent dans une fontaine, située près de Sainte-Sabine, lieu de pèlerinage, dans les forêts de Saint-Étienne, arrondissement de Remiremont, leur annonce, si elle surnage, un mariage prochain.

Bien des personnes pensent que si elles ont de l'argent sur elles la première fois qu'elles entendent, au printemps, le chant du coucou, elles ne manqueront pas d'en avoir toute l'année. Une étoile qui file annonce qu'une âme entre dans le purgatoire ou qu'elle vient d'en être délivrée : dans ce doute, on lui doit une prière. Rencontrer, au départ, deux brins de paille ou deux morceaux de bois placés par hasard en croix, est d'un très mauvais augure. Cela suffit quelquefois pour faire suspendre un voyage à bien des gens. Deux couteaux mis de la sorte sur la table, par la maladresse d'une domestique, ne sont pas vus d'un meilleur oeil.

Une poule qui imite le chant du coq, annonce la mort du maître ou de la maîtresse : aussi l'on ne fait faute de la tuer et de la manger, comme unique moyen de prévenir le malheur qu'elle présage. Homme ou femme qui veut avoir sept jours de suite de beauté, doit manger du lièvre. La bûche que l'on a mise à l'âtre la veille de la Noël est retirée soigneusement du feu avant qu'elle soit entièrement consumée. On l'éteint avec de l'eau bénite, et on la conserve toute l'année comme préservatif contre le tonnerre. Ceux qui se lèvent de bonne heure le jour de la Trinité, peuvent, s'ils sont en état de grâce, voir lever trois soleils. Des malheurs inévitables sont attachés aux voyages entrepris ce jour-là.

L'hirondelle est regardée comme portant bonheur à la maison où elle a construit son nid. Aussi l'on a soin de laisser ouvertes nuit et jour les fenêtres des chambres où elle a établi sa demeure. On croit aussi que la bénédiction du ciel descend sur les foyers où le grillon fait entendre son chant. Il est accrédité, dans quelques endroits, que le soir, dans l'été, on entend parfois, dans les airs, une troupe de musiciens qu'il est fort dangereux de rencontrer. On l'appelle Mouhiheuken ; il faut, pour ne pas en être mis en morceaux, se coucher le ventre contre terre.

Il y avait, dit-on, autrefois dans l'église de Remiremont les statues de trois saints, nommés saint Vivra, saint Languit, saint Mort. Lorsque quelqu'un était malade, on faisait brûler un cierge devant chacune d'elles. Le dernier qui s'éteignait annonçait si le malade guérirait, languirait longtemps ou mourrait. Ces statues n'existent plus aujourd'hui. La croyance aux follets, aux esprits se reproduisant la nuit sous la forme humaine, aux loups-garous, est encore généralement répandue dans la campagne. Quant aux sorciers, on en admet de deux espèces, de bons et de mauvais, qui donnent des maléfices ou qui en délivrent. Une lutte s'établit entre eux pour cela ; le plus savant est celui qui triomphe de l'autre. Il est encore plusieurs villages où l'on parle d'un chasseur mystérieux qui, depuis des milliers d'années, parcourt avec une nombreuse meute les vastes forêts de la contrée. Cette chasse se renouvelle à diverses époques de l'année et dure plusieurs nuits de suite. Malheur à l'homme qu'il rencontre sur son passage ! Bien des voyageurs égarés ont été, dit-on, la proie de ses chiens affamés.

On croit encore, en certains endroits, au pouvoir des fées, et plusieurs localités ont conservé des noms qui attestent combien elles y étaient en vénération. Dans la commune de Bresse est une ferme dite des Fées. Sur la montagne d'Ormont se trouve le porche des Fées. Un hameau de la commune d'Uriménil est nommé Puits des Fées. Le pont des Fées, situé près de Remiremont, est une vaste construction en pierres sèches, que le peuple attribue à ces divinités du Moyen Age.

Conte Breton

Peut-être avez vous déjà entendu des bruits sourds, près des ruisseaux, la nuit. Comme des coups de battoir sur le linge. Alors, passez votre chemin bonnes gens, et ne cherchez pas à savoir d'où vient ce bruit : se sont les lavandières de nuit.

Guillo, c'est le bon à rien du village, paresseux du soir au matin. Il ne sait que boire, boire et chanter après avoir bu. Tout le monde le connaît à Tréhorenteuc.
Ce soir là, Guillo a le vent en poupe. Il a passé toute la soirée au café du village et le voilà qui rentre chez lui, sous la pleine lune, en chantant à tue-tête. La nuit est trop douce pour prendre le raccourci par les prés, aussi prend-il la route qui monte vers Trébottu.

bretagne
Lorsqu'il arrive au petit pont sur le Rauco -le ruisseau qui descend le Val sans Retour- Guillo entend des bruits sourds, des battements, à sa gauche, près du moulin en ruine. Intrigué, il quitte la route et longe le ruisseau pendant un bon moment. Il se heurte sur les souches, il trébuche sur les pierres, et il patauge dans la boue.
C'est là qu'il aperçoit deux femmes, vêtues de blanc, à genoux au bord du ruisseau. Elles lavent un grand drap et le frappent de leur battoir. Guillo, malgré l'ivresse, n'en croit pas ses yeux : est-ce une heure pour laver du linge en pleine forêt ? Peu importe, il fait demi-tour, mais alors qu'il repart, le voilà qui trébuche sur une grosse pierre et tombe dans le ruisseau. Les deux lavandières sursautent et se tournent vers lui.

Mon Dieu, quels visages ! La lumière blafarde de la lune éclaire ces visages sans vie, aux traits durs et profonds ; leurs yeux sont noirs et vides. Guillo, térrifié, bondit hors de l'eau, mais il n'a pas le temps de fuir que l'une des femme lui crie :
_ Approche ! Viens nous aider.
L'homme, comme pétrifié, s'approche des lavandières en titubant. Impossible de fuir, la voix l'attire comme une guêpe sur une tartine de miel. Les femmes lui tendent alors le drap qu'elles ont lavé et qui ruisselle d'eau.
_ Eh bien ! dit l'une d'elles, qu'attends-tu ? Aide nous à tordre ce drap.
Sans réfléchir, embrumé par les vapeurs d'alcool, Guillo saisit l'extrémité du drap. A l'autre bout, les lavandières tordent le linge, mais lui ne bouge pas. Avec peine, il parvient quand même à dire :
_ Mais qui êtes-vous ? Et pourquoi lavez-vous ce drap en pleine nuit ?
_ Nous lavons le linceul d'un homme qui doit mourir cette nuit. Si nous ne le faisons pas, le pauvre n'aura même pas un linceul pour son dernier voyage.
Sur le coup, Guillo prend ça pour une plaisanterie et le voilà qui éclate de rire. Il est maintenant de tellement bonne humeur, qu'il se met à tordre le drap de son côté. Et il tord le drap en le tournant de gauche à droite.
_ Malheur ! s'écria l'une des femmes. Il a tordu le drap dans le sens maléfique !
_ Malheur ! Malheur ! répéta l'autre.

Ces cris résonnent dans les arbres, réveillant tous les animaux de la forêt. Quand Guillo s'est un peu remis de sa frayeur, les lavandières ont disparu. Il s'imagine avoir rêvé, surtout avec tout ce qu'il a bu. Mais c'est alors qu'il sent l'humidité du drap qu'il porte encore sur son bras.
Tout à fait dégrisé, Guillo n'a plus qu'une pensée : courir jusqu'à chez lui, sans se retourner. Mais il n'a pas le temps de faire trois pas qu'il entend un énorme grincement. C'est le grincement des roues d'une charrette qui n'ont pas été graissées depuis des années.
Incapable de faire le moindre geste, Guillo attend, l'oreille tendue. Mais d'où vient cette charrette ? Il n'y a pas de chemin forestier par ici. Cependant l'attelage s'approche, et en plus du grincement des roues, il peut maintenant entendre le claquement de sabots sur le sol, et les branches qui se brisent sur le passage du cheval et de la carriole.

La charrette vient s'arrêter au bord de l'eau. Le cheval se penche pour se désaltérer. C'est alors qu'un personnage vêtu de noir s'approche de Guillo, un fouet à la main :
_ Holà, l'homme ! crie-t-il. Je cherche un nommé Guillo, est-ce que tu l'aurais vu par hasard ?
Guillo ne répond pas. Ses dents claquent, ses mains tremblent, il a l'impression que sa tête va exploser. Le mystérieux personnage tourne autour de lui et dit d'une voix rauque :
_ Mais je ne me trompe pas ! Tu portes ton linceul sur le bras. C'est donc toi Guillo ! Guillo de Tréhoranteuc.

C'est alors que la lune éclaire le visage de cet étrange personnage. Guillo, avec une indicible horreur, voit ce visage et le reconnait : c'est l'Ankou, le Serviteur de la Mort. Alors, ne pouvant supporter cette vision, Guillo tombe à genoux sur le sol.

On raconte qu'à ce moment il y eut un ricannement qui se prolongea dans les arbres et sur la lande. Puis un grand bruit de branches brisées. On raconte que le cheval hennit trois fois et que la charrette s'évanouit dans la nuit. On raconte que personne n'a revu Guillo, Guillo de Tréhoranteuc, depuis cette nuit-là.

D'après les Contes populaires de toutes les Bretagne de J. Markale. Ed. Ouest-France

Le Sorcier du Saguenay



Dans la région du Saguenay les paysages sont grandioses : la rivière coule dans des fjords et côtoie d’énormes caps couverts de forêts. Cette rivière a inspiré bien des récits et parfois, le réel s’y mêle à la légende.

Cette histoire a été imaginé par Maxine, une femme écrivain de Québec qui fut un prolifique auteur, surtout de romans historiques pour les jeunes, autour de 1920. Elle donne ici une origine légendaire aux deux caps majestueux qui surplombent le Saguenay : le cap Trinité et le cap Éternité.

Plusieurs centaines d’années avant la découverte du Canada par Jacques Cartier, ce pays était habité par différentes nations et tribus d’Indiens.

Une de ces tribus s’était établie sur les bords du Saint-Laurent, à un endroit où ce fleuve est d’une immense largeur, aux environs de la place qui s’appelle aujourd’hui Tadoussac. Ces Indiens étaient les Montagnais, nation bonne et pacifique, vivant de pêche et de chasse.

Pour prendre le poisson, ils confectionnaient de solides filets, tressant à cette fin de longues herbes marines que leurs doigts habiles savaient rendre solides et durables.

Les grandes forêts leur fournissaient le gibier qu’ils tuaient avec leurs flèches ou qu’ils prenaient dans les pièges ingénieux de leur propre invention. Leurs wigwams étaient placés ensemble, par groupes, pour se donner une protection mutuelle contre les loups. Ces groupes de Wigwams formaient autant de petits villages, peu éloignés les uns des autres.

Les loups n’étaient pas le seul danger qu’avaient à craindre les Montagnais : ils avaient pour ennemis une nation appelée « les Géants ». Ces hommes étaient des colosses ! Quelques-uns avaient huit pieds de hauteur. Ils avaient des figures sournoises, cruelles, et de longues dents pointues. On devinait qu’ils étaient cannibales... Cette nation était établie une quarantaine de milles plus loin.

Aux moments les plus inattendus, ils remontaient le fleuve en bandes, dans leurs canots d’écorce, atterrissaient à peu de distance des établissements montagnais, fonçaient à l’improviste sur ces paisibles Indiens, en tuaient un grand nombre, et retournaient avec des prisonniers dont on n’avait plus jamais de nouvelles.

À l’époque où se passe cette histoire, il y avait chez les Montagnais une jeune fille appelée Sagnah. C’était une orpheline. Son père avait été fait prisonnier par les terribles Géants, et n’était jamais revenu, et sa mère était morte de chagrin.

Sagnah était une favorite dans sa tribu ; chacun aimait à la choyer et à la gâter. C’était une belle et brave enfant, intelligente, pleine de vivacité, parfois un peu trop espiègle, mais d’une grande bonté de cœur.

Elle aimait à jouer avec les autres enfants de la tribu, et pouvait nager, grimper et danser aussi bien qu’eux tous ; mais son grand charme était sa belle voix. Son chant ravissait les Indiens. Ils s’assemblaient parfois sur la grève autour d’un grand feu, faisaient chanter Sagnah et ses notes pures vibraient, claires et harmonieuses, dans l’air du soir.

Lorsque Sagnah eut seize ans, on la fiança à un jeune chef de sa tribu et le mariage devait avoir lieu quelques jours plus tard... mais, tout à coup, dans la nuit, les Géants arrivèrent et firent un affreux carnage !

Une terrible bataille s’engagea et après bien des pertes de vies de part et d’autre, les Géants se virent forcés de prendre la fuite, mais ils emmenaient avec eux plusieurs prisonniers et parmi ceux-ci, la pauvre petite Sagnah !

Pendant la bataille, la jeune fille s’était blottie au fond d’un Wigwam, un tomahawk dans la main, bien résolue à se défendre, mais deux Géants foncèrent dans la cabane, la désarmèrent, et l’emportèrent comme si elle eût été un petit enfant...

Impuissante à se défendre, Sagnah ne perdit cependant pas courage. Sa principale inquiétude était son fiancé, le jeune chef qu’elle devait épouser dans si peu de jours... Était-il, lui aussi, prisonnier ?

Au premier arrêt, on la mit par terre et on lui lia les bras et les jambes. Les autres prisonniers, solidement ligotés, n’étaient pas très éloignés, et elle pouvait les distinguer parfaitement ; son fiancé n’était pas parmi eux.

« Alors, se dit-elle, il va vouloir venir à mon secours et se fera sûrement tuer. Ah ! Si je pouvais lui envoyer un message ! »

À ce moment, sur un arbre, tout près d’elle, un pic, cramponné à l’écorce, frappait le tronc de son bec noir et agitait un peu les ailes, comme pour attirer l’attention.

- Petit oiseau, lui dit-elle, que ne peux-tu voler vers mon fiancé !

À sa grande surprise, l’oiseau se rapprocha et lui dit :

- Donne-moi ton message !

- Comment ? Tu parles, toi ? s’écria Sagnah.

- Oui. Hâte-toi !

- Vole vers mon fiancé, le jeune chef. Dis-lui de ne pas chercher à me suivre. Ma seule chance de m’évader sera la ruse ! Dis-lui d’être aux aguets et d’attendre... Vole, petit oiseau, vole ! L’oiseau s’envola à tire-d’aile, et Sagnah se sentit un peu plus d’espoir au cœur.

« Cet oiseau doit appartenir à quelque fée ou à quelque sorcier ! » se dit-elle.

Au bout de quelque temps, les ennemis reprirent leur route. Elle fut ramassée comme un paquet, jetée sur l’épaule d’un des gros Géants, et emmenée vers les canots qu’ils allaient reprendre pour retourner dans leur pays. Elle ne résista pas, ferma les yeux, et feignit d’être endormie ou sans connaissance...

Après de longues heures, ils arrivèrent enfin au camp des Géants. Les femmes et les enfants de la tribu les reçurent avec des cris de joie. Armés de branches et de bâtons, ils se ruaient vers les prisonniers pour les frapper.

- Qu’on ne touche pas à celle-ci ! cria la Géant qui avait amené Sagnah.

C’était (elle l’apprit plus tard) un des chefs de la tribu, un des quatre frères qui gouvernaient la nation.

- Amenez-la, continua-t-il, dans un wigwam spécial. Je la réserve pour la grande fête qui aura lieu pour célébrer notre visite chez les Montagnais. Quant aux autres prisonniers, je vous les donnerai bientôt pour les faire cuire et les manger... dans huit ou dix jours au plus.

Sagnah frémit... Ainsi, c’était là le sort affreux qu’avait eu son père ! Et c'était celui qu'on lui réservait ? Non ! Cent fois non ! Il fallait, à tout prix, empêcher cette fin atroce ! Sachant qu’elle avait quelque temps de répit, elle résolut de déjouer par la ruse les plans de ses terribles geôliers.

Épuisée, Sagnah, s’endormit. Après un long et lourd sommeil, elle se réveilla au fond d’un wigwam. Deux vieilles Indiennes étaient là, en gardiennes, auprès d’elle.

- Bonjour ! dit Sagnah, avec son plus charmant sourire.

- Où donc te crois-tu, petite sotte, pour avoir ce sourire sur les lèvres ?

- Je n’en sais rien, mais je crois que c’est peut-être le camp de quelque Géant. Un grand combat a eu lieu entre ma tribu et les Géants, et ces derniers m’ont prise et amenée ici.

- Et que penses-tu qu’ils veulent faire de toi ?

- Je ne sais pas, répondit, Sagnah, toujours souriante, mais j’espère bien qu’on va me donner à manger... j'ai une faim terrible !

- Manger ? Sans doute, tu vas manger, encore manger, et encore et encore manger !

- Pourquoi tant manger ? demanda Sagnah en riant.

- Parce que tu es trop mince, trop maigre ! dit la vieille avec un ricanement.

Au bout de quelque temps, on lui apporta de la nourriture.

- Je vous en prie ! dit-elle, déliez-moi les mains afin que je puisse manger, et les pieds aussi, de grâce ! Je ne chercherai sûrement pas à me sauver entourée, comme je suis, de Géants !

À ce moment, le chef entra et les gardiennes lui demandèrent si elles pouvaient délier la prisonnière, et il consentit en grommelant.

Sagnah, voyant que la nourriture n’était sûrement pas de la chair humaine, prit un bon repas, car elle avait vraiment faim. Puis, elle tressa ses longs cheveux noirs et défroissa sa tunique de cuir. Regardant les Indiennes elle leur dit :

- Suis-je bien ainsi ?

- Bien ? Tu as l’air d’une sotte fille des Montagnais, se préparant à servir de dîner à notre grand chef !

- Non ! dit Sagnah, sans cesser de sourire, je suis sûre qu’il ne voudrait pas me manger, du moins pas tout de suite !

Et, sans paraître du tout inquiète, elle se mit à causer et à rire avec les deux vieilles gardiennes, si bien qu’elles devinrent presque de bonne humeur !

Au bout de quelque temps, elle leur dit :

- Aimez-vous les chansons ? J’en sais de belles que j ’ai apprises chez nous. Et, de sa voix claire et pure, elle se mit à chanter des refrains de son pays.

À ce moment, le chef entra de nouveau mais elle ne parut pas le voir et continua son chant.

La chanson finie, elle se retourna et regarda le Géant.

- Ah ! Tu étais là ? dit-elle, as-tu aimé ma chanson ?

- Comment t’appelles-tu ? dit celui-ci, sans répondre à sa question.

- Sagnah, répondit-elle, et toi ?

- Apprends, jeune fille, s’écria-t-il d’une voix tonnante, que je suis Patitachekao, chef, avec mes trois frères, de la tribu des Géants ! Mon nom, Patitachekao, signifie « Tue et mange », et j’ai l’habitude de faire honneur à mon nom !

- Comme c’est terrible ! Es-tu toujours fâché comme ça ?

- Attention ! Si tu me manques de respect, je te ferai fouetter !

- Oh ! Ne fais pas cela, dit Sagnah, encore souriante, ( mais en réalité tremblante de frayeur), si tu me fais battre, je ne pourrai plus manger... et je vais maigrir !

Personne encore n’avait osé parler de la sorte au chef des Géants, et il se demanda si cette jeune fille ne serait pas une sorcière, déguisée en Montagnaise. Il fit venir ses trois frères, Géants à l’air aussi féroce et cruel que lui-même, et fit causer Sagnah devant eux. Cachant sa terreur, elle sourit bravement à ces méchants chefs et, à leur demande, chanta une de ses plus belles chansons.

Les quatre Géants sortirent du wigwam et tinrent conseil : si cette jeune fille était une sorcière, il fallait la brûler et non pas la manger, et si elle n’était pas une sorcière, pourquoi ne pas la garder et la soigner, et ne la manger que dans quelques mois ?

Sagnah entendit leur conversation et elle résolut de prouver qu’elle n’était pas une sorcière. On la consulta sur différents sujets, on la questionna... Sagnah répondait comme une enfant, et posait elle-même des questions qui semblaient si naïves, que les Géants se dirent : « Elle ne comprend pas suffisamment pour avoir peur, c’est pourquoi elle rit et chante. Ce n’est sûrement pas une sorcière ! »

Les deux vieilles restaient ses gardiennes. Elles lui apportaient sa nourriture, et écoutaient son babil et son chant.

Un jour, le chef Patitachekao entra, encore plus maussade et grondeur que d’habitude. En passant près d’une des vieilles, il lui donna un coup de pied sur la jambe, et la frappa à la figure avec une branche qu’il tenait à la main. Le coup de pied fut si fort que la jambe fut presque cassée, et se tenant le front d’où le sang coulait, la vieille sortit en boitant.

- Chante ! ordonna le chef à Sagnah. Elle commença tout de suite à chanter.

Quand elle eut fini, il lui dit :

- Veux-tu avoir la vie sauve ?

- Oh oui ! dit Sagnah ; vas-tu me laisser retourner dans mon pays ?

- Non ! dit le Géant, mais je puis t’épouser et te faire devenir membre de la tribu.

- Je suis déjà fiançée à un chef de ma propre nation. Si tu es chef toi-même, tu ne voudrais pas me faire manquer à ma parole ?

- Tous les chefs ont été tués à notre dernière attaque, dit-il, ton fiancé a dû être de ce nombre !

Sagnah se doutait bien que ceci n’était pas la vérité, mais elle feignit de croire ce qu’il disait et lui répondit :

- Veux-tu me donner trois jours pour m’habituer à cette pensée de devenir une des vôtres, et chaque jour me laisser faire une promenade en dehors du wigwam ; le troisième jour, si tu m’entends chanter, tu sauras que je suis prête à devenir ta femme !

Le chef y consentit et sortit du wigwam fort satisfait.

L’indienne qui avait reçu le coup de pied revint en boitant à la cabane, paraissant très souffrante. Le bâton du chef lui avait cruellement blessé la tête, et elle avait l’air bien affaiblie. Sagnah lui banda la jambe et lui mit de l’eau fraîche sur la tête, essayant de la soulager ; puis elle s’assit auprès d’elle et se mit à chanter.

Au bout de quelque temps, l’autre indienne sortit du wigwam. Alors la blessée dit à Sagnah :

- Écoute ! Je vais mourir, les coups du chef m’ont tuée ! Je ne verrai pas le jour ! Parce que tu as été compatissante et bonne pour moi, et que tu es si vaillante, si courageuse, je vais te donner deux présents : prends ce morceau de cuir et cette tige creuse. Le carré de cuir te rendra invisible, si tu le places sur la tête, et avec la tige creuse tu peux appeler le bon sorcier de la grande forêt qui a juré d’exercer une terrible vengeance sur toute nation qui mange de la chair humaine ; mais pour les punir, il faut que le bon sorcier les prenne en flagrant délit.

- Où puis-je trouver le bon sorcier ?

- Il viendra à n’importe quel endroit en dehors du camp si tu souffles dans la tige creuse. Ne lui dis rien... Laisse croire que tu vas épouser le chef et partager leur festin... dit la femme d’une voix faible.

Elle se retourna et ne parla plus. Au matin, elle était morte. Ce jour-là, Sagnah partit pour sa première promenade en dehors du wigwam. Après avoir marché un peu, elle mit le morceau de cuir sur la tête et s’aperçut bientôt que personne ne pouvait la voir. Alors elle se mêla aux Géants et ainsi, elle apprit que les prisonnières avaient été tuées et qu’on se préparait à en faire un festin pour célébrer le mariage du chef Patitachekao avec la fille des Montagnais.

Le lendemain, elle sortit de nouveau et, se rendant invisible, elle suivit le chef jusqu'à l’endroit où il se rendait pour conférer avec ses trois frères. Elle découvrit qu’ils avaient décidé de faire une autre attaque sur les villages aussitôt après les noces. Les frères étaient aussi féroces et cruels que Patitachekao ; cependant l’un d’entre eux dit :

- Que ferons-nous si le sorcier de la grande forêt a connaissance de nos festins ?

- Personne ne lui dira, et il ne peut entrer dans le camp sans ce tomahawk magique que j’ai à ma ceinture !

- Qu’en feras-tu pendant la noce ?

- Je ne puis, pour le mariage, le garder sur moi, cela me porterait malheur, mais je vais le cacher sous la peau d’ours qui est dans mon wigwam, de bonne heure demain matin ; je le reprendrai après le festin et jamais le sorcier ne pourra l’avoir !
- C’est bien, dirent-ils, le mariage à midi et le festin ensuite !

Sagnah courut à son wigwam et eut tout juste le temps de redevenir visible, lorsque le chef parut :

- Ta réponse, Sagnah ? dit-il.

- Nous ne sommes qu’au deuxième jour, et tu m’as donné trois jours ! dit Sagnah.

- C’est vrai, répondit le Géant, mais je compte te trouver demain prête et consentante pour le festin de la noce !

Sagnah eut un frisson de terreur, mais sourit bravement et répondit :

- Je crois que tu m’entendras chanter un peu avant midi demain...

Et le Géant partit content.

Le lendemain, au petit jour, Sagnah se rendit invisible et partit vers le wigwam du chef pour voir ce qu’il faisait.

Il n’y était pas, alors elle entra, souleva la peau d’ours, trouva le tomahawk et le cacha sous sa tunique avec la tige creuse. Puis elle se sauva aussi vite que possible jusqu’en dehors du camp des Géants. Là elle redevint visible, le carré de cuir ne lui donnant le don d’invisibilité que dans les limites du camp.

Elle prit la tige creuse et souffla dedans... la tige rendit un son rauque et sifflant... Tout à coup, une ouverture apparut dans les branches... un bruissement de feuilles se fit entendre... et le bon sorcier parut !

Il paraissait vieux comme le monde ; ses cheveux et sa longue barbe étaient d’une blancheur de neige ; sa figure annonçait la force et la volonté ; ses yeux étaient profonds et perçants.

- Qui me réclame ? demanda-t-il.

Sagnah se présenta au bon sorcier et lui raconta sa terrible histoire et son enlèvement à la veille de son mariage ; elle lui décrivit les invasions répétées de Géants dans les domaines des Montagnais, les prisonniers enlevés pour être ensuite tués et mangés, et lui parla du mariage et du festin atroce qui devaient avoir lieu le jour même. Le bon sorcier, courroucé mais triste, répondit :

- Les misérables ! Pour les punir, il faudrait que je puisse les prendre sur le fait et hélas ! je ne puis entrer dans leur camp !

- Tu le peux, dit Sagnah, avec cette arme magique ! Prends-la et, de grâce, agis au plus vite ! Dis-moi, vais-je être obligée d’épouser ce monstre ?

- Quand doit avoir lieu le festin ? demanda-t-il.

- La noce doit se faire à midi et le festin ensuite !

- Lorsque tu donneras ta réponse, tantôt, tu diras : « Le festin se fera, la noce suivra. » Il ne faut pas te laisser persuader autrement et, sois sans crainte, je te sauverai... et je punirai les coupables ! ajouta-t-il avec colère.

Sagnah s’enfuit vers le camp ; se rendant invisible, elle ne craignait pas d’être poursuivie. Elle atteignit son wigwam, se rendit de nouveau visible et se prépara pour la noce.

Lorsqu’elle fut prête, elle se mit près de l’entrée et, pensant à son lointain fiancé, elle se mit à chanter un beau refrain d’amour. Patitachekao arriva avec ses trois frères, anxieux de connaître sa réponse :

- Sagnah, que dis-tu ce matin ?

- Le festin se fera, la noce suivra, dit Sagnah.

- Non, la noce se fera d’abord ! dit le chef.

- Pourquoi ne pas commencer par le festin ? dit Sagnah en souriant. Nous serions ensuite si joyeux et si bien disposés, et de bonne humeur pour la noce !

Ils consentirent tous les quatre et à midi on vint chercher Sagnah ; tout était prêt... Les Géants étaient assemblés en dehors, pour le festin. De grandes chaudières d’eau bouillante avaient été préparées pour recevoir les morceaux de jambes et de bras des malheureux prisonniers. Les futurs mariés furent placés aux sièges d’honneur et les trois frères étaient auprès d’eux.

Lorsque l’horrible cuisson fut terminée et que l’on commença à servir les mets, Sagnah eut un frisson de peur : « Si le sorcier ne venait pas ?... Qu’arriverait-il ? »
Tout à coup, une clameur épouvantable retentit, la terre trembla et, au milieu de la stupeur générale, le sorcier apparut ! Dans chacune de ses mains il tenait une énorme masse de pierre. D’une voix semblable au roulement du tonnerre, il leur jeta ces terribles paroles :

- Misérables mangeurs de chair humaine ! Bien souvent je vous ai avertis ! Vous alliez encore faire un de vos horribles festins ! Écoutez-moi ! Mon pouvoir vous empêche de bouger, mais vous pouvez m’entendre... Jamais plus vous ne commettrez ce crime atroce ! Ma malédiction va vous atteindre et ce sera pour toujours ! Votre tribu va être anéantie, vos wigwams détruits, la terre même où vous avez vécu va disparaître !

Les Géants semblaient pétrifiés... tremblants de rage, ils étaient incapables de bouger et de crier.

- Sagnah, continua le sorcier, hâte-toi de fuir ce camp maudit ! Cours, fuis ! En dehors de ces limites de malheur, tu trouveras du secours !

Sagnah, s’enfuit, sans oser se retourner, et, en peu de temps, elle parvint à sortir du camp. Là, à sa grande joie, elle trouva son fiancé avec une troupe de guerriers.
Il avait reçu, par un pic enchanté, un message du bon sorcier, après en avoir reçu un de Sagnah, de la même manière, quelque temps auparavant. La nuit suivante, une grande tempête se déchaîna et un terrible tremblement de terre ébranla cette partie du pays.

Dans les villages des Montagnais, aucun dommage ne fut causé par la tempête, mais une quarantaine de milles plus loin, de grands changements avaient eu lieu. Le sorcier avait poursuivi de sa malédiction la perfide et cruelle nation des Géants. Là où Patitachekao avait vécu se dressait un rocher géant, là où était le wigwam de ses trois frères se dressait un autre rocher géant, à triple sommet et, au pied de ces rochers gigantesques, roulaient les masses fougueuses d’une rivière en colère, dont les flots semblaient recouvrir un abîme sans fond...

La tribu des Géants, leurs wigwams, leurs villages n’existaient plus... tout avait disparu sous la malédiction du sorcier de la grande forêt.

Environ un an plus tard, Sagnah et son mari se rendirent un jour dans cette partie du pays pour voir les transformations qu’avait opérées le tremblement de terre. Ils remontèrent en canot la nouvelle rivière et, comme ils passaient près du premier gros rocher se dressant comme un colosse en sentinelle dans la rivière l’Indien dit :

- Regarde, Sagnah !

Et le rocher répéta :

- Regarde, Sagnah !

- Le chef des Géants ! murmura Sagnah à mi-voix.

Puis, lorsqu’ils virent l’autre rocher avec le triple sommet, Sagnah dit :

- Les trois frères !

Et le rocher répéta :

- Les trois frères !...

Leur canot glissait rapidement sur les eaux sombres de la rivière inconnue, et ils revinrent en sûreté dans leur village.

- Il faudra appeler cette rivière « Sagnah », en souvenir de ta terrible aventure, dit le jeune chef.

Ils vécurent heureux pendant bien des années. Leurs enfants apprirent l’histoire du rapt de leur mère par le chef d’une tribu maudite, et ils appelaient toujours la rivière qui provenait de cette époque, la rivière « Sagnah », comme leur père le leur avait appris.

Plus tard, les colons français et les chasseurs appelaient cette rivière Sagnah ou Sagnay et, finalement, elle devint Saguenay, comme nous la nommons aujourd’hui. Mais, aucun de ces voyageurs ne savait que les deux énormes rochers, s’élevant à une hauteur de deux mille pieds au-dessus de la masse des eaux, étaient les chefs de la cruelle nation cannibale que le sorcier avait transformés en Géants de pierre.

Même de nos jours, ils demeurent immuables et gardent à jamais les flots sombres du Saguenay, mais nous leur avons donné d’autres noms : nous les appelons le « cap Éternité » et le « cap Trinité ».

LA LEGENDE DU SCARABE EN EGYPTE

 Dans l'egypte ancienne, le scarabé etait considéré comme un dieu, le dieu de l'amour, de la vie et de la creation ( a ne pas confondre avec Amon-Ra; Ré ou Amon) La boule qui roulait au centre de la terre voulait signifier la resurection, de ce qui est enfoui et rejaillit a la lumiere.

Mais on disait aussi..par extention: l'etre se nourri ..et ses excréments retournent vers la terre et la fertilisent. Les scarabés qui la promènent prouvent la fertilité du sol, et un homme qui offre un terre fertile est une grande preuve d'amour.

Aussi compliqué que cela puisse paraitre, le scarabé est donc considéré, comme un dieu de l'amour, de la puissance, car un homme de bonne terre est un homme de bonne famille.

Dans les ruines du temple du pharaon maudit, Thoutankamon, on aurait trouvé un etang protégé, par deux scarabés. Se demandant ce que cela pouvait signifier, plusieurs archéologue, en ont conclus que l'eau du dit etang, devait servir a fertiliser les jardins royaux et les scarabés "protegent" la reserve des voleurs..le jardin royal se trouvait en plein desert

Le scarabés est une creature dont l'historique peut mener loin de part ses legendes et recits. Ils est bon de s'y interresser. Si une personnes t'offre un bijou monté ou reprensantant un scarabé, c'est qu'elle t'aime et désire te proteger..que ce soit membre de ta famille ou ami, car amour signifie aussi amitié...

signé kissy

The Dream Fairy

The dream fairy comes at night,
While you're fast asleep,
She glows, just like a silver light,
And let's the moonlight peep.
Her hair is long and shines like gold,
Her skin as smooth as milk,
Her smile is warm and nothing cold,
Her wings are made of silk.
And then, she takes her fairy wand,
And waves it all about,
So that, you dream of what you want,
And wish to not get out.
Of lands that lie so far from you,
Of things you've never seen,
And you can go inside there too,
And dream and dream and dream.
And when you feel so very glad,
The dream fairy flies away,
And now, all that I'd like to add,
Is that: I wish I had made her stay.

By Maryana Hamilton, age 14, maryana@1webspace.net

              


                La mare aux fées

 

Je me souviens bien de cette mare. J'y allais souvent étant enfant, avec mes parents et grands-parents. Et je me disais qu'il devait y avoir des fées près de cette mare pour qu'elle ait été ainsi appelée.

 

Pourtant, je n'en voyais jamais aucune.

 

J'ai souvent demandé pourquoi, mais à chaque fois j'obtenais la même réponse :

"Ce n'est qu'un nom", me disait-on, "Ce n'est qu'un nom" !

 

Mais pour moi, un nom comme ça n'avait pas pu être choisi au hasard ! Il devait forcément signifier quelque chose. Or, que pouvait-il signifier sinon que des fées y vivaient ?

 

Je me suis donc décidée un jour à éclaircir seule cette énigme.

Je sortis de chez moi un soir tard, et me dirigeais vers la mare.

J'avais auparavant noté le chemin qui y menait, la dernière fois qu'on avait été s'y promener.

 

Je retrouvais facilement, et heureusement, ce n'était pas très loin de chez moi… J'y arrivais donc un peu avant minuit.

Je m'accroupis derrière les hautes herbes et les arbres bordant la mare, ne souhaitant pas être venue pour rien et ne voulant surtout pas effrayer les fées. Je m'en serais voulue qu'elles restent cachées à cause de ma venue !

 

C'est alors que je vis s'élever dans les airs des centaines de petites lumières !

J'étais émerveillée ! Et aussitôt me suis levée pour aller danser au milieu de toutes ces fées !

 

Je dansais ainsi toute la nuit au milieu d'elles.

Mais alors que le jour allait se lever, je remarquais que les petites lueurs commençaient à tomber. L'une après l'autre, elles s'éteignaient.

Mes petites fées étaient toutes en train de mourir !

Je ne savais que faire et je courais d'une lueur à l'autre, jusqu'au moment ou la dernière eut disparut dans mes petites mains tremblantes.

 

Alors que je rentrais lentement chez moi, je réfléchissais à ce qui avait bien pu se passer pour que la nuit qui avait si bien commencé se termine dans une telle horreur.

Et je ne trouvais qu'une seule réponse possible.

 

C'est moi qui avais fait mourir ces pauvres fées ! C'était moi, ou ma qualité d'humaine, peu importe, mais c'était à cause de ma présence que les fées étaient mortes ! J'avais du apporter avec moi sans le savoir une maladie quelconque… une maladie humaine… et les fées avaient été contaminées.

 

Voilà pourquoi habituellement les fées se cachaient. Elles nous évitaient, elles évitaient les humains car nous ne pouvions rien leur apporter de bien. Nous n'étions que synonymes de mort pour elles.

 

J'arrivais en pleurant chez moi, et mes parents furent bien étonnés de me voir dehors alors qu'ils me croyaient encore couchée. Ils me grondèrent lorsqu'ils apprirent que j'étais partie toute la nuit. Mais bientôt, voyant ma détresse, ils arrêtèrent et me dirent gentiment d'aller me coucher, que je devais en avoir besoin.

 

Effectivement, j'étais épuisée et je m'endormis aussitôt.

Mais le lendemain, il a tout de même fallut m'expliquer. Ce que je fis sans me faire prier. J'expliquais que j'avais vu les fées, et que ce n'était pas vrai qu'elles n'existaient pas.

 

Ils se sont alors mis à rire, et à leur tour ils m'expliquèrent que ce que j'avais vu n'étaient que des lucioles. Et que les lucioles ne vivaient qu'une nuit, qu'il était donc tout à fait normal qu'elles soient toutes mortes, et que ce n'était absolument pas de ma faute !

 

Je rougis et je retournais toute penaude dans ma chambre, me promettant de cesser à partir de ce jour d'être aussi naïve.

 

Et puis aujourd'hui, c'est à mon tour d'emmener mes enfants contempler la mare aux fées. Je suis heureuse et eux aussi, ils jouent à se poursuivre autour de la mare ou à regarder bouche bée les têtards.

 

Je ris avec eux, et alors que la fin de la journée approche et qu'il va nous falloir rentrer, j'entends ma fille me demander :

 

"Dis maman, pourquoi ça s'appelle la mare aux fées ? C'est parce qu'il y a des fées qui habitent ici, hein ?"

 

Alors brusquement, tout me revint en mémoire, et je me revis telle que j'étais petite fille

dans le regard interrogateur de ma fille.

 

C'est à ce moment là que je compris que j'avais eu raison étant enfant. Ce sont bien les humains qui tuent les fées. Seulement pas de la façon que je le croyais… mais tout simplement en les expliquant et en les oubliant.

 

Alors je fis mon plus beau sourire à ma fille et lui répondis :

 

"Oui tout à fait ma chérie ! Elles nous restent invisibles en journée, mais la nuit elles se mettent à briller !

La prochaine fois, nous viendrons le soir pour pouvoir les voir !"

 

Envoyé par Christelle Falcoz - chris@petite-souris.net  - revu et édité par syli


 

************************** fairy tales *****************************

 

Image Hosted by ImageShack.us

Dim vales - and shadowy floods -
And cloudy-looking woods,
Whose forms we can't discover
For the tears that drip all over.
Huge moons there wax and wane -
Again - again - again -
Every moment of the night -
Forever changing places -

Image Hosted by ImageShack.us

And they put out the star-light
With the breath from their pale faces.
About twelve by the moon-dial
One more filmy than the rest
( A kind of which, upon trial,
They have found to be the best)
Comes down - still down - and - and down

 

Image Hosted by ImageShack.us

 

With its centre on the crown
Of a mountain's eminence,
While its wide circumference
In easy drapery falls
Over hamlets, over halls,
Wherever they may be -
O'er the strange woods - o'er the sea -
Over spirits on the wing -
Over every drowsy thing -

 

Image Hosted by ImageShack.us

 

And buries them up quite
In a labyrinth of light -
And then, how deep! - O, deep!
Is the passion of their sleep.
In the morning they arise,
And their moony covering
Is soaring in the skies,
With the tempests as they toss,
Like - almost any thing -
Or a yellow Albatross.

 

Image Hosted by ImageShack.us 

 

They use that moon no more
For the same end as before -
Videlicet a tent -
Which I think extravagant:
Its atomies, however,
Into a shower dissever,
Of which those butterflies,
Of Earth, who seek the skies,
And so come down again
(Never-contented things!)
Have brought a specimen
Upon their quivering wings

Edgar Allan Poe

 

***************************************************************************

 

Image Hosted by ImageShack.us

 

By Whitemoon
Firefly, firefly
Lighting the way
in then darkest of forrest
at the end of the day

Clues, to the imagination
of fairy tales
and magic
once we knew

Fairys
with firefly lanterns
quick at work

 

Image Hosted by ImageShack.us

 

Bring magic through,
to a place in our heart
once buried
deep, deep
in the magical part

of the inner child

who knew

that where you find fireflies

Fairies
once grew

 

Image Hosted by ImageShack.us

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer | Permalien ]
 Choissi ta fee 2 (le 06/10/2005 à 20h35)

             

 

 

        

 

 

                 

 

 

           

 

 

    

 

 

        

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer | Permalien ]
 Choissi ta fee (le 06/10/2005 à 20h33)

             

 

         

 

     

 

          

 

      

 

        

 

         

 

           

 

          

 

                    

 

           

 

            

 

              

 

           

 

          

 

          

 

            

 

                   

 

                

 

 

               

 

              

 

             

 

              

 

           

 

           

 

           

 

            

 

            

 

          

 

        

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer | Permalien ]
 Mises à jour
- Aime vous mon blog ??? Sondage Le 17/09/2005
- quizz&tests News Le 01/10/2005
- Ahahahah Articles Le 26/10/2005
- jessica Liens Le 12/10/2005
- TOUS PLIN DE CHANSON Vidéos Le 05/10/2005
 
 
 Horloge
 
 Rechercher
 
 
 Newsletter
 
 
 
 Tchat
 
 
 Statistiques
 5 connecté(s)
 15549 visiteurs
 Depuis le 15/09/2005
 
 Ecouter la radio
 Fun radio
 NRJ
 Rires et chansons
 Chérie FM
 RFM
 Nostalgie
 Radio France
 Z100
 Radio Oldiblog
 
Créer un blog gratuitement avec Oldiblog | Signaler un blog illicite | Voir d'autres blogs de la catégorie Actualités